Les faits que je constate
Père de deux adolescents, je constate que les jeunes occupent une place importante, non seulement dans nos existences, mais aussi dans la société en général qu'ils investissent beaucoup plus tôt et plus intensément que par le passé.
Depuis quelques décennies, la société s'est « rajeunie » sous l'effet conjugué des moeurs, du show-biz, de la publicité, des media, de la communication, etc. Cette évolution a conduit à davantage de liberté mais exige aussi davantage de responsabilité.
Cette situation n'est pas sans danger. Les jeunes sont plus vulnérables qu'ils ne le croient ou qu'on pourrait être tenté de le croire. Je pense, particulièrement, aux dangers du tabagisme, de l'alcoolisme et de la toxicomanie.
La majorité en place n'a rien fait pour endiguer la violence scolaire. Un décret avait été voté sous le ministre libéral Hazette pour créer des centres de rescolarisation permettant de gérer les cas difficiles et éviter l'amplification de la violence.
Mais, violant en cela la loi, l'actuelle majorité n'a jamais adopté d'arrêté d'application et ce décret n'a donc jamais été mis en oeuvre. Au lieu de leur fournir un environnement de nature à les resocialiser dans un cadre privilégié, le ministère préfère déplacer les cas difficiles, d'école en école, jusqu'à ce que ces derniers se trouvent pris dans un engrenage judiciaire qui condamnera définitivement leur scolarité.
La situation bruxelloise offre aussi une autre triste particularité qui interpelle: le chômage touche près de 35% des jeunes de moins de 25 ans en âge de travailler. C'est un record en Europe. A Bruxelles, près d'un jeune bruxellois sur deux est d'origine allochtone. A force d'exclure ces derniers du marché du travail, par des politiques de l'emploi aussi médiocres et un enseignement de qualité aussi déplorable, les autorités publiques ont créé les conditions potentielles d'une explosion sociale.
Les Valeurs auxquelles je crois
Je crois que la jeunesse est le temps des passions et des rêves, de l'optimisme et de l'audace, des idéaux et des engagements. Elle est la fabuleuse période des découvertes, des révélations et des émerveillements. Mais c'est aussi l'âge des inquiétudes, des incertitudes et des doutes envers l'avenir.
L'éducation et l'enseignement sont les principaux outils d'émancipation de l'individu. Le jeune est un adulte en gestation. Il n'est pas encore totalement autonome. Il nécessite une certaine protection.
Au nom de la liberté, nous avons le devoir de limiter provisoirement la liberté de ceux que nous éduquons. En effet, la liberté est une valeur à ce point précieuse qu'il est primordial de veiller soigneusement à ce que son éclosion et son déploiement s'opèrent dans des environnements protégés comme le sont la famille et l'école.
La politique que je veux
Je veux interdire la vente et la consommation d'alcool et de tabac aux mineurs. D'autres pays, au moins autant attachés à la liberté que nous le sommes, pratiquent cette politique.
Malheureusement, de tels naufrages ne sont pas rares. Ils handicapent durablement le développement de la personne et hypothèquent son avenir.
Je veux oeuvrer pour que la jeunesse ne devienne pas le début de l'engrenage infernal qui conduit au décrochage scolaire et à la délinquance, à une vie perturbée, gâchée, parfois même brisée !
Les jeunes sont capables du meilleur ! Il faut leur proposer du travail, et non l'assistanat, source de paresse. A ce titre, je suis partisan d'une revalorisation substantielle de l'enseignement technique et professionnel et de l'apprentissage d'une seconde langue.
|